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Ce blog m'appartient. Les textes qui sont les miens aussi.
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Certaines photos seront les miennes.
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mercredi 13 avril 2022

les feuilles 2

Vous pensez bien que nous étions contents de la disparition de ces peupliers, il y a vingt ans.

L'histoire va continuer puisqu'il n'y a pas eu  dessouchage et que les peupliers ont repoussés par bouillée sur chaque souche, mais cela ne nous a pas gênés pendant un certain temps.

Puis le bûcheron est venu faire du ménage. Un élagage savant en laissant par souche entre 4 à 5 troncs, ce qui a multiplié largement le nombres des arbres, malgré l'abattage de la ligne la plus près de chez nous. Les années passent et les peupliers repoussent, ils deviennent hauts et les ennuis recommencent.

Je passerai sur le feu du diable que le bûcheron a fait dans la peupleraie pour brûler ce qu'il avait élagué. Ah puis si je vais le dire ! Les flammes montaient à plus de 10m et le vent poussaient des braises jusqu'à notre toiture, nous avons du appeler les pompiers qui ont mis une heure et demi pour éteindre le feu.

Je crois que c'est en 2019 que nous faisons appel à un médiateur que nous rencontrons à sa permanence dans la mairie d'un petit bled pas loin de chez nous. Bien évidemment on lui expose nos doléances, dossier et nouvelles photos à l'appui.

Sa première réaction fut de nous dire que les peupliers ne valaient rien au point de vu marchand. Je lui précise que nous serons absents de tel jour à tel jour (nous allions faire une croisière sur l'Erdre, cadeau des enfants). Hé bien ce monsieur est venu ou pas, on n'en sait trop rien, toujours est-il qu'il fait sa "p'tite affaire" avec la voisine, sans que nous soyons convoqués, car en général, une médiation se fait à TROIS. 

Résultats des courses, la voisine a eu l'obligation d'abattre les 4 peupliers qui étaient  très  près du potager avec celle aussi de les dessoucher. 

Le temps passe et les souches repoussent. Je contacte le médiateur en lui envoyant un mail avec une photo,   point de réponse et les souches sont toujours là l'année suivante et celle encore après. Je me posais la question de savoir si je n'allais contacter un autre médiateur.

Bien que le premier nous ait dit que les peupliers ne mesuraient que 15 mètres, il se fichait le doigt dans l'oeil, car à raison de 30 cm de pousse par an, après 3 ans, ils n'auraient mesuré que 16 mètres alors qu'il y a quelques jours avant le récent abattage, ils en faisaient à nouveau 30  de haut.

On ne peut pas forcément être bon en arbres quand on a été expert en assurances mais pas dans le même domaine.

Quelle ne fut pas notre surprise quand nous avons vu arriver une abatteuse d'arbres samedi de l'autre semaine et voir la peupleraie disparaître, sans que pour cette fois là, nous y soyons pour quelque chose.




 A la prise de ces photos, le temps ne se prêtait pas trop à voir le soleil dans un beau ciel bleu, mais ça va venir.

The End !

***

Ou peut-être pas !

*

 

jeudi 7 avril 2022

les feuilles - § 1

Quelques années après la construction de la maison, le voisin, exploitant de je ne sais plus quelle plantation en Thaïlande, a eu la charmante  idée de remplacer le verger qui jouxtait notre modeste propriété et une partie du champ qui est derrière chez nous, par une peupleraie. Ce devait être dans la seconde moitié des années 1980 -.

On ne peut pas dire que le jeune plant était de bonne qualité pour faire de beaux arbres, éventuellement destinés à la fabrication de panneaux. Les tiges étant tordues, les arbres ont poussé tordus, ce qu'ils otait toute valeur marchande.

Il est arrivé un moment, si j'ai bonne mémoire, avant les années 2000 où les peupliers qui ont poussé d'environ 30cm par année, sont devenus gênants, et ce pour plusieurs raisons. En cas de vent, cela fait un bruit infernal à presque ne plus pouvoir rester dehors, aux beaux jours, nous étions privés de soleil dès 17/18 heures de l'après midi, mais le pompon, c'était les feuilles, en cas de grands vents, pire en cas de tempête et à l'automne.

La peupleraie avait  changé de propriétaire, des parisiens qui étaient encore en activité dans la Capitale. Vous avez ceux qui venant habiter à la campagne ne supportent ni les cloches de l'Eglise du village, ni le chant des coq et encore moins le meuglement des vaches, et ceux qui se foutent totalement d'apporter des nuisances à leurs voisins.

Nous passions nos week-ends à ramasser des tas de feuilles qui recouvraient tout, qui passaient par dessus la maison, qui tombaient dans les gouttières et qui bouchaient les collecteurs d'eau de pluie. Cette corvée, revenant sans cesse, nous pensions   vendre la maison. Outre l'occupation de celle-ci, notre terrain fait 2000 m2

Nous finissons par avoir un entretien avec les nouveaux propriétaires : Madame : "Mais ce ne sont que des feuilles !", moi : "Oui, mais  ce sont les vôtres !" Comme rien ne bougeait, j'ai fait une pétition avec les signatures du voisin d'à côté, qui, quand les feuilles passaient par dessus la maison, en avait aussi chez lui, et des deux voisins d'en face qui étaient dans le même cas quand le vent venait du sud-ouest, sans doute en moins important, mais fallait bien marquer le coup. J'ai adressé  cette pétition avec un courrier aux voisins, qui ont  donné suite en faisant abattre la ligne qui se trouvait la plus près de chez nous.

Le temps passe et les problèmes demeurent, alors, nous avons saisi les services d'un conciliateur du Tribunal de Saint Calais, que nous devions rencontrer à la mairie de la ville, avec le dossier que j'avais constitué de photos, d'un courrier à EDF parce qu'il y a une ligne à haute tension qui passe entre la peupleraie et nous. Nous recevons un appel téléphonique de la mairie nous disant que le rendez-vous était reporté d'une quinzaine de jours car le conciliateur avait des soucis de santé. Un nouveau rendez-vous est fixé au 23 Février de l'année, si j'ai bonne mémoire, 2002 -.

Et là, allez donc savoir pourquoi, le 19 au matin, nous entendons le bruit d'une tronçonneuse. Nous nous précipitons à l'étage et voyons des bûcheron à la manoeuvre. Environ 80 peupliers ont été abattus dans la seule partie qui jouxte une partie de chez nous, d'autres étant laissés derrière le potager, dans la ligne de mire de notre serre, mais c'était déjà ça. D'après le bûcheron les arbres mesuraient 30 mètres de haut.

Malheureusement ce n'est pas la fin de l'histoire, affaire donc à suivre....








Une année, afin de pouvoir sortir ma voiture du garage, il m'avait fallut déblayer au balai un véritable congère de feuilles.
 

Tout cela en une seule fois, et comme je l'ai dit hier, nous avions connu pire avant l'abattage de 2002, ces photos datent de bien après. C'est assez démoralisant, surtout quand vous aimez que soit  clean chez vous.

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samedi 2 avril 2022

Histoire vraie

 

C’était, il y a bien longtemps, lorsqu’ avec mes Parents, ma sœur et mon petit frère, nous allions en vacances dans notre vielle masure, là-bas dans le Berry, masure que nous appelions « Le Château ».

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Une année, nos voisins de Paris, un couple d’ Alsaciens à l’accent bien de là-bas, était venu passer quelques jours avec nous. Lors de leur séjour, il prend à Joseph une rage de dents. Il lui faut absolument aller chez le dentiste, le plus proche étant à Gien, à une vingtaine de kilomètres, mais Marthe et Joseph sont venus en train, et nous aussi. Joseph se fait donc conduire en taxi à la gare de Bonny sur Loire, et là, les choses se compliquent.

Joseph a à faire à un employé borné à qui il demande un aller/retour pour Gien, mais en Alsacien ça donne « Chien ».

L’employé : « Vous voulez un billet pour un chien ? » D’un air étonné.

Joseph : «Non, un aller/retour pour Gien (Chien) ! »

L’employé : «  C’est bien ce que je vous dis, un billet pour un chien ».

Et Joseph réitère : « Non pour Gien ! »

L’échange dure un moment et le gars de la SNCF finit par donner à Joseph un billet et il prend son train juste au dernier moment, train qui devait être à cette époque, peut être une Micheline, d’après mes souvenirs lointains. Le contrôleur passe et demande à Joseph son billet, et là il remarque que le Borné de la gare de Bonny lui a donné un billet simple, en plus, et pour un wouaf wouaf, non accompagné bien sûr.

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Le contrôleur n’en s’offusquera pas plus que ça, car il connaît le phénomène de réputation.

D’ailleurs, mon Parrain, qui une année était venu également nous rejoindre a eu un problème avec le même employé, peut-être encore plus buté qu'avec Joseph, car il  a failli se faire étriper dans son guichet.

Pourquoi vous racontai-je cela ? Cela fait suite aux déboires que l’on peut rencontrer auprès de certaines personnes qui ne comprennent rien, ou ne veulent pas comprendre, et peut-être même parce qu’elles sont incompétentes. C’est un clin d’oeil à une amie virtuelle de longue date qui vient de rencontrer des problèmes ; je lui disais que des fois il faut savoir se retenir et il m’est venu à l’esprit de vous narrer cette histoire.

 

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lundi 5 mars 2018

le dernier voyage

Mercredi de la semaine dernière, je suis allée dans le Poitou, retrouver ma soeur sur le parking de la Maison de Retraite dans laquelle vit notre Maman, pour lui annoncer que son dernier enfant, son unique fils était parti retrouver notre Papa dans un  coin du ciel. 
Ce, après une assez longue hospitalisation sans souffrances physiques mais en sachant que la fin était inéluctable, le malade a choisi le moment de son départ. 
Hier, mon Chéri et moi y sommes retournés.
La salle de cérémonie était comble : famille, amis anciens collègues de travail, étaient venus pour un dernier au revoir. Beaucoup de fleurs, les visages étaient tristes, les vêtements noirs, les yeux rougis par tant de larmes versées. De longs et gros sanglots ponctuaient les paroles de la personne chargée de cette ultime réunion. De beaux portraits et un diaporama qui défilait des photos des jours heureux. J'ai déposé quelques pétales de roses sur le cercueil et en ai caressé le tour. Au revoir Frangin !
Famille et amis se sont retrouvés chez ma Belle Soeur pour un petit encas et discuter entre nous tous de tout et de rien : avant la dernière épreuve, celle du dépôt de l'urne au cimetière à laquelle malheureusement nous n'avons pu assister car la route du retour nous attendait.
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samedi 23 décembre 2017

La Belle Histoire

Petite fille de Paris devenue habitante de grande banlieue, j’arrive dans la Sarthe dans ma quatorzième année, et ce, pour la rentrée scolaire 1962 -.
Mon Papa qui travaillait, jusque là, dans une usine de machines à souder à Juvisy sur Orge dont l’entrée donnait sur la célèbre et mythique Nationale 7, avait accepté une mutation dans la filiale de Château-du-Loir, ville située dans le sud de la Sarthe.
Je dois dire que cet ultime déménagement ne m’enchantait guère, compte tenu de mon éloignement encore plus loin si je puis dire, de la ville de mon coeur, Paris.

Ma Maman n’était pas particulièrement heureuse non plus de quitter son petit pavillon de banlieue, jolie petite maison au volets métalliques verts dont la façade était toute en pierres meulières. Sa construction datait de 1932 -. Nous avions un petit jardin derrière la maison avec des pommiers en espaliers le long de l’allée centrale, un cerisier et un prunier à Quetsches.

Avant notre arrivé en Sarthe, ma Maman avait exigé que le logement d’ un petit bâtiment HLM, que mes parents avait visité, soit refait à neuf au niveau des peintures et des papiers peints, or, lorsque nous sommes arrivés, le dit logement n’était pas prêt. Nous avons donc été logés au Grand Hôtel, établissement donnant sur la grande place de la ville.

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Mes Parents m’avait inscrite au Lycée où je me rendais à pied, avant de prendre le Solex de mon Papa, qu’il avait remplacé par une petite Fiat 500 -.

Il se trouve que dans ma classe, il y avait la fille du boulanger du Bas de Ville, petit quartier bas de la ville, que je pourrais appeler le vieux Château-du-Loir. Le Grand Hôtel se situait non loin de la dite boulangerie, aussi, Annie-Claude et moi faisions le chemin du Lycée ensemble et nous sommes devenues copines de suite.


Si j’ai bonne mémoire, c’est sur ce parcours du Lycée que nous avons fait la connaissance de deux garçons, plus âgés que nous de quatre années, Philippe et Alain ; plus tard, viendra se joindre à nous Claude, dit Tarzan, car il avait et a toujours une carrure impressionnante.
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C’est ainsi que cette première année scolaire se déroula, en compagnie de nos copains, entre Café de L’Ouest et Maison des Jeunes où tous les jeudis après-midi, il y avait la projection d’un film. 
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Puis le temps passant, les garçons obtinrent leur bac et partirent à l’Armée. C’est à partir de ce moment là que nos chemins ont divergé et que chacun d’entre nous a fait sa vie en étant un peu éparpillés sur le territoire.

Seul, Claude et moi sommes restés dans les parages et nous nous voyons de temps en temps en ville.
C’est au printemps de cl'année dernière qu’Annie-Claude a retrouvé Alain sur Face de Bouc et elle a bien eu raison de le rechercher. Je me rappelle, alors que j’étais chez elle, que nous lui avions laissé un commentaire sur sa publication et nous avions eu le plaisir de lire le sien en retour :« Salut les Filles... !"

Puis, au cours de cette année, je lui ai un peu tendu la perche par deux fois pour que nous puissions éventuellement nous revoir. 
C'est ce mois-ci, alors qu'il était dans la famille de sa femme dans l’Eure, qu'il apprend le décès de Philippe qui avait une santé défaillante depuis qu’il avait attrapé la maladie de Lyme. Nous savions qu’il venait en ville pour rejoindre Claude et partir ensemble sur Paris. Nous avions convenu avec Annie-Claude qu’elle vienne passer la journée du 14 décembre chez moi, elle est venue avec sa grande fille Maryline. Elle avait laissé un commentaire sur la page FB d’Alain de passer me voir et qu’elle serait chez moi ce jour-là.

C’est donc le jeudi 14 Décembre 2017, dans la matinée, alors qu’Annie-Caude et sa fille venaient tout juste d’arriver, que le téléphone sonne, je décroche et j’entends « Madame D… ? Oui ! « C’est Alain …. et là, je lui dis « Je savais que tu allais m’appeler pour venir me voir », Je lui indique la route pour arriver jusqu’à la maison et je raccroche. Nous étions folles de joie avec ma Copine, en ce qui me concerne cela faisait 56 ans que l’on ne s’étaient pas revus, sauf un jour en coup de vent, dans les années 80. Il était onze heures, une demie heure après je lui demandais s’il voulait rester déjeuner avec nous et il a accepté.
Cela nous a permis de rester plus longtemps ensemble. Quelle journée mémorable !
Il y a des bonheurs dans la vie qui vous font oublier, l’espace de quelques heures, les mauvaises nouvelles.

Alain dit : « Il va falloir qu’on se revoit ». UN PEU ! Lui ai-je répondu.
Je disais à Annie-Claude qu’il ne fallait pas attendre encore 55 ans sachant que nous ne serions de toute façon plus là ni les uns ni les autres et elle me dit, non il ne faut pas que nous soyons grabataires ou destroyed, et moi je lui ai répondu et pas dans un déambulateur non plus.

Alain a fait notre bonheur ce jour-là et Annie-Claude et moi pensons qu’il était très content de nous revoir.
Petite explication : entre nous, les Filles, et eux, les Garçons, une belle amitié était née en cette année scolaire 62-63, les Garçons étaient un peu nos grands frères  protecteurs . C’est sans doute la raison pour laquelle nous ne les avions jamais oubliés. Il est malheureusement dommage que nous ne puissions  revoir Philippe.


Sans doute toutes excitées que nous étions Annie-Claude et moi, nous n'avons même pas pensé à faire des photos. Nous nous rattraperons quand nous reverrons Alain la prochaine fois, c'est à dire aux beaux jours.

THE END

vendredi 12 mai 2017

les Grandes Vacances

Aux temps bénis des vacances dans le Berry, j'étais petite fille de Paris.
Dans le hameau où demeuraient mes arrière grands-parents, les grands- parents de ma Maman, mon Papa avait acheté, à la sortie du hameau de Maimbray en direction de Cosne sur Loire, une vieille maison pour y venir en villégiature, avec mes grands-parents, les parents de ma Maman.

Cette vieille maison fut un estaminet. On y venait à pied, à cheval ou en voiture.
On y venait pour boire un coup. Il paraît qu'on y venait également, avant ou après avoir bu un canon, pour consommer tout autre chose. Les chevaux attendaient leur maître attachés à des anneaux au mur, car la patronne, paraît-il, était très avenante.
Il semble d'ailleurs que d'autres belles personnes y faisaient quelques passes.

Je l'aimais bien cette vieille masure. Elle était un peu notre château en Espagne. Elle donnait sur la route mais derrière, nous avions une petite prairie pour y chasser les sauterelles, y faire des galipettes et jouer à saute moutons.
Sur le chemin bordé de haies sauvages qui longeait notre petit et humble domaine,
nous y cueillions des mûres que nous mangions sur le champ, et nous rentrions à la maison, les lèvres et la langue toute bleues.


De l'autre côte de ce chemin, derrière la remise, se dressait « la petite chapelle ». Elle était désaffectée et peut-être la rare fois où nous nous sommes aventurées à entrer à l'intérieur, nous avions pu constater son délabrement ; il restait un ou deux vieux bancs en bois et quelques gravats. La petite chapelle est maintenant une maison d'habitation.



Un jour ce fut décidé, notre maison, cette presque ruine sera « Le Château  ». Outre le petit champ dans lequel nous jouions, se tenait une remise qui abritait nos jeux les jours de mauvais temps ; nous y faisons de la balançoire.
Entre « Le Château » et notre aire de jeu en plein air se dressait un puits duquel nous tirions l'eau indispensable à la vie de tous les jours : eau à boire, celle pour préparer les repas et pour faire notre toilette. En parlant de toilette, je me rappelle des bains, enfin plutôt, des douches que nous prenions dans un tub en zinc, la pomme de douche étant le renversement d'un broc d'eau, par l'un de nos parents, de Mémé ou même de Pépé.

Lorsque le temps le permettait, nous prenions les dîners dehors. Le soir, la table était dressée sous une lampe qui attirait toutes sortes d'insectes dont des moustiques. Le soir avant de nous coucher, mon Papa passait dans la maison un coup de Flytox et le lendemain matin, nous nous réveillions avec des moustiques morts dans nos lits et quelques gravats tombés du plafond.

Il y avait aussi les veillées au coin du feu qui crépitait gentiment dans l'âtre de la grande cheminée, pour les soirées fraîches de l'été autant que celles des vacances de Pâques. Je me rappelle qu'un soir, mon Papa lisait le journal et quand soudainement mon petit frère tomba dans la cheminée, il se précipita pour le relever en passant les bras au travers des dernières nouvelles.

Pendant que les grandes personnes s'affairaient à remettre le château en état, le plus urgent fut de faire des cabinets dans le jardin. Ah ! Les cabinets du Château ! Comme ils étaient plus récents que ceux de Marguerite et Patient, mes arrière grands-parents, il semblaient plus modernes, presque plus luxueux. Ils étaient construits en dur avec le toit en une seule pente et adossé à la remise, et le must est qu'il y avait un couvercle de vieux sceau hygiénique en émail blanc sur le trou de la planche ; c'était tout de suite mieux ; il y avait moins de vilaines odeurs. Le dévidoir de papier était un gros crochet en fil de fer dans lequel les pages d'un bottin de téléphone étaient accrochées.
Je disais donc que pendant que parents et grands-parents retapaient la maison, nous,
les enfants avions nos propres occupations.
Outre la cueillettes des mûres le long des chemins, nous allions voir nos arrière grands parents, Marguerite et Patient, chez qui notre cousine Nanou était également en vacances, plus on est, plus on s'amuse ; battre la campagne à plusieurs, c'est mieux.
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de gauche à droite : Ma cousine Nanou, moi, et mes arrrière grands-parents
Pour ce faire, nous nous dirigions vers La Petite Rivière 
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Sans doute pour des raisons de sécurité" la rambarde a été ajoutée, pas très chouette d'ailleurs.
que nous longions un court moment et que nous traversions sur une passerelle métallique, où quand elle était presque à sec, nous la passions à pied.
En face un chemin creux dans lequel nous ne nous sommes jamais aventurés. En chemin, il n'était pas rare que nous nous arrêtions dire bonjour chez une vielle tante, toujours habillée de noir de la tête aux pieds. Elle s'appelait Ernestine.
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Nous nous rendions souvent au canal voir les péniches passer l'écluse, quand nous-mêmes ne donnions pas un coup de main à l'éclusier pour la manœuvre d'ouverture ou de fermeture du sas. Quand nous poursuivions notre chemin, nous allions baguenauder sur les grèves de la Loire.
Certains jours, nous accompagnions le vacher du village pour aller garder les vaches sur les grèves, sur lesquelles nous nous piquions parfois les jambes sur les chardons qui y poussaient.

Cela m'amusait beaucoup car au passage du vacher devant chaque ferme, ces bêtes à cornes, pas si bêtes que cela, sortaient des cours de ferme pour former un beau troupeau sur le chemin ; le soir au retour et sur le passage , elles rentraient d'elles mêmes dans leur cour respective.

Les jours de pluie, nous enfilions nos imperméables, nos bottes en caoutchouc, et avec un chapeau sur la tête, nous allions à la chasse aux escargot dans le petit chemin en face du Château, celui qui menait à une source à laquelle nous allions chercher de l'eau dans des brocs posés sur notre brouette à ridelles, Mon Pépé les stockait dans un petit parc grillagé sous des planches et quand il y en avait assez , il se mettait en cuisine dans la remise. Les escargots dégorgeaient dans du gros sel pendant toute une nuit. Le lendemain, il les lavait bien puis les faisait cuire sur un vieux poêle à bois. Il, préparait son beurre aillé et persillé, remettait les petites bêtes dans les coquilles et les farcissait avec le beurre. Quel régal les bourgognes de Pépé !

Lors de nos balades, nous passions à chaque fois devant chez le maréchal ferrant, Nous regardions le ferrage des gros chevaux de trait utilisé à ce moment là dans les campagnes, J'avais toujours peur quand le maréchal ferrant posait le fer chaud sur le sabot du cheval dégageant de la fumée, que la bête n'en souffre. Juste à côté de cet endroit, il y avait la petite maison de Gabrielle, une petite vieille, toute gentille qui faisait des jours entiers près de sa fenêtre, du rococo de mercerie. Elle cousait sur de petits mais longs rubans de petites fleurettes de couleur qu'elle formait avec d'autre petits rubans.

Nous allions souvent aussi voir Marie, qui tenait l'épicerie et le café du hameau.
Nous y allions chercher du café que nous aimions bien moudre nous-mêmes avec un énorme moulin à manivelle ; on achetait également du poivre qu'elle passait dans un moulin semblable à celui du café et l'odeur nous piquait le nez. Nous y allions aussi pour y acheter toute autre chose. Quelques corvées nous étaient destinées ; celles d'aller chercher le lait et les œufs, soit chez Gisèle et Riri qui avaient une grande ferme située dans le hameau, près du café de Marie ou chez Louisette qui en avait une plus petite située un peu plus loin que « le Château », un peu plus en campagne.
Nous aimions aller chez Gicèle et Riri voir les veaux nouveaux-nés et je me souviens d'avoir vu chez Louisette, un vétérinaire mettre son bras dans le derrière d'une vache, à cause d'un problème de mise à bas.

De l'autre côté de la route, juste après le petit chemin qui menait à la source, il y avait le lavoir. Un lavoir tout simple, non couvert, juste une planche en une de ses rives. Nous y allions laver notre linge sale en famille en portant draps et torchons dans une grande lessiveuse posée sur notre brouette à ridelles. Cette brouette avait beaucoup d'utilité. Pour fumer le petit potager de Pépé, qui devait se composer de seulement quelques salades, nous partions avec la brouette dans les chemins ramasser du crottin de cheval avec une pelle à cendres.
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Le dimanche matin était consacré à la messe et nous nous rendions au village de Beaulieu pour y assister dans le bel intérieur de l'Eglise Saint Etienne. Je crois me rappeler que toute la famille s'y rendait à pied, à seulement un peu plus de deux kilomètres. Je me rappelle aussi que nous allions chez la famille du fils de l'ancien patron de mon arrière grand mère qui fut le médecin du village. Une famille simple et charmante, accueillante dans leur jolie maison « Les Tilleuls ». 


Lorsque nous autres, les enfants, voulions aller faire un tour au village, nous y allions pedibus jambus ou nous faisions, quand l'occasion s'en présentait, de la charrette stop. Nous passions devant une porcherie qui laissait dégager une forte odeur de soue et de purin.
Chaque quatorze juillet, le feu d'artifice était tiré au village sur les bords du canal qui passe tant au village que près du hameau de Maimbray.

Je n'oublie pas les repas en famille, soit au Château, soit chez Marguerite et Patient.
Les dîners friture, petits poissons pêchés souvent par mes cousins Yves et Gérard,
les dîners œufs à la coque pour lesquels mon arrière Pépé était avec plaisir de corvée pour faire les mouillettes. D'une grande miche de pain, avec un couteau qui coupait bien et son handicap du bras droit, il tirait des mouillette bien droites et bien calibrées. Je me souviens aussi des soupes au lait et à l'oseille et des petits chaussons fris à la viande de mon Tonton, le Papa de ma cousine Nanou.
Mon arrière Mémé nous concoctait de délicieux civets de lapin.  C'est au Château que nous faisions de presque orgies d'escargots.

Notre petite troupe se composait de ma sœur, de Sylviane, (son père travaillait à l'écluse), de Nicole, la fille de Gisèle et Riri et de ma cousine Nanou, Peut-être avons nous aussi chaperonné mon petit frère, quand il fut un peu plus grand.

Ah ! Quelles étaient belles mes grandes vacances de petite parisienne, dans la campagne berrichonne, ! A part les parties de pêche en bord de Loire au cours desquelles je j'ennuyais  à mourir, je n'ai que de bons souvenirs de ce temps béni des grands vacances dans le Berry.

Pour nous y rendre : voyage en train



Note  1 : Ma cousine Nanou est intervenue quelque peu sur ce texte,
surtout pour corriger mes fautes d’inattention,
que je ne voyais même pas en me relisant.
Je lui avais soumis ce texte pour qu'elle me dise ce qu'elle en pensait ;
elle m'a dit s'être replongée dans ses vacances.

Note 2 : En 2010 et 2014 en juin, j'ai revu Nicole
et sa jolie Maman, Gisèle.
Nicole tient le café, le restaurant et le petit Hôtel du hameau.
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06,2015
texte resté à l'état de brouillon.

vendredi 3 février 2017

Souvenirs, souvenirs !

Je suis née petite fille de Paris, en l'an 1948. Mes parents m'ont fait naître en plein mois de janvier, en hiver donc, moi qui suis plutôt la fille du Dieu Soleil que la Reine des Neiges. Je suis un mix de rillettes sarthoise et de beurrée berrichonne. J'ai vu le jour dans le onzième arrondissement de la plus belle ville du monde, sans doute à l’Hôpital Trousseau.

Bien évidemment, je ne puis me remémorer ma période bébé joufflu et potelé et ai très peu de souvenirs de l'appartement pour ainsi dire pas du tout, appartement que nous occupions au 97 de la rue de Charonne, porte B à gauche dans la cour arborée, au sixième étage. Par contre je me rappelle bien de celui de ma Mémé Marguerite et de mon Pépé Jean, qui, eux, demeuraient dans le même immeuble au troisième, sans doute parce que nous y étions fourrées assez souvent, ma sœur et moi.
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L'immeuble du 97 est situé en face du bâtiment de l'Armée du Salut et entre lui et la rue Faidherbe , il y a l'Impasse Franchemont où tout au bout de cet impasse à droite, vivaient ma Tante Suzanne, la sœur de ma Mémé, son mari, mon oncle Henri et mes deux cousins, Yves et Gérard, dans un appartement très modeste.

Chez ma Tante et mon Oncle, je me rappelle des tournées de crêpes ; je ne sais plus si c'est ma Tante qui faisait la pâte, sans doute que oui, mais c'est mon Oncle qui cuisait et retournait d'un geste précis les crêpes, un Louis d'Or dans la main.


Quand je fus en âge d'aller à l'école, Maman nous accompagnait à l'Ecole Saint Bernard dans la rue du même nom.
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A gauche 1er rang,  pas à la table ronde,la petite joufflue au gilet à carreaux
Puis, et sans doute à cause de la naissance de mon petit frère, nous déménageons avenue Parmentier, au 129 -. Bel immeuble doté d'une belle porte cochère ; notre appartement était situé au quatrième étage, sans ascenseur, tout comme rue de Charonne d'ailleurs.




Contrairement à notre ancien appartement, je me souviens bien de celui de l'avenue Parmentier. Il était composé d'une entrée assez réduite, d'une petite cuisine à droite, d'un séjour que mon Papa avait agrandi en prenant sur un couloir qui allait de l'entrée à la salle d'eau, après avoir découpé la cloison dans son pourtour et poussé celle-ci contre le mur du dit couloir ; la chambre de mes parents dans laquelle donnait la porte de salle d'eau tout en longueur, équipée d'un seul lavabo et de toilettes ; mon petit frère dormait dans la chambre de mes Parents et ma sœur et moi avions une chambre commune. Nous disposions d'une cave dans laquelle le charbon était entreposé pour les quelques poêles au moins deux, seuls moyens pour chauffer l'appartement. Toutes les fenêtres de celui-ci donnaient sur une cour. Par celle de la cuisine,  sur des chaises posées sur la table, nous regardions le feu d'artifice de chaque 14 juillet, bien évidemment quand nous étions à Paris ce même mois.



Ma sœur dormait dans un lit normal avec cosy et moi dans un divan que l'on transformait tous les soirs, avec l'aide de mon papa, en lit, bataille de polochons à la clé et que le matin, ma Maman remettait en version divan. C'est dans ce petit lit que je lisais la Comtesse de Ségur et le Club des Cinq avant de m'endormir, en compagnie de mon Nounours adoré, Martin.

Notre Ecole, située au 111 n'était pas très loin, nous nous y rendions à pied. Entre l'Ecole et notre immeuble, je me rappelle de quelques commerces, tels un magasin dans lequel ma Maman m'avait acheté des plumes « Françoise » car j'étais incapable d'écrire avec les « Sergent Major » sans faire de gros pâtés, ce qui déplaisait fort à ma maîtresse ; un crémier qui vendait du beurre en motte et de la crème au détail, une boulangerie ou nous achetions chaussons aux pommes ou palmiers bien dorés pour nos quatre heures et un coiffeur dans la vitrine duquel je reluquais une barrette ronde extensible et dorée que j'aurais bien voulu avoir pour attacher ma queue de cheval.


Il n'était pas rare certains Dimanche, que mon Papa allait acheter des croissants dans la boulangerie située en face, de l’autre côté de l’avenue, pour nos petits déjeuners dominicaux, boulangerie qui en 2010 était toujours en place.




Notre immeuble était situé entre deux cafés, d'un côté entre le café et l'immeuble il y avait un fleuriste. Le jour où je fus atteinte d'un abcès à la gorge, un des cafés, celui après le fleuriste, nous est venu en aide en nous procurant un siphon d'eau de Seltz, prescrit par notre médecin Traitant.

La vie au 129 de l'avenue Parmentier s'écoula entre école, messes du Dimanche à l'Eglise Saint-Joseph, les jeudis après midi à l'Alhambra pour le spectacle « Les Beaux Jeudis » animé par Jean Nohain. Ah que de bons souvenirs ! Ray Ventura et son Orchestre, Fernand Raynaud et Achille Zavata, souvent accompagné de son clown blanc. Ou alors, nous allions au patronage dont les locaux étaient situés de l'autre côté de la rue du Faubourg du Temple, de là, nous allions souvent passer la journée aux Buttes Chaumont ; on y jouait aux gendarmes et aux voleurs.




Ma sœur et moi allions aux cours de danse rythmique qui se tenaient dans le préau couvert de l'école et aux cours de piano qui avaient lieu le dimanche après la messe, également dans notre école. Nous avons abandonné le piano mais pas la danse.



Nos Parents nous emmenaient au cinéma, au Palais de Glaces (qui maintenant est un théâtre) en bas de la rue du Faubourg du Temple ; je me rappelle bien du film « Les Lavandières du Portugal, avec Jean Claude Pascal et Anne Vernon.





Rue du faubourg du temple se tenait un marché, nous y rencontrions des fois l'animateur du jeu radiophonique de France Inter, le jeu des mille francs, Lucien Jeunesse, qui habitait cette rue. Plus haut en remontant sur Belleville, il y avait un magasin, genre monoprix, Dimax où Maman nous achetait des caramels mous. Je suis passée devant il n'y a pas si longtemps .

Je ne veux pas oublier les visites du musée Grévin que j'affectionnais tout particulièrement.



Puis les années passant, je me souviens aller avec ma soeur au cours de danse classique dans le passage des Panoramas sur les grands boulevards, pour y faire des pointes, des ronds de jambes et des entre-chats. Nous avions donné un spectacle à la salle d'Iéna, ma sœur en tutu blanc et chaussons de pointe, moi en tunique en tissu satinée bleu ciel avec une ceinture en velours bleue nuit et des ballerines blanches. Ma soeur avait dansé sur l'air de la chanson "Deux petits chaussons de satin blanc" du film de Chaplin, "Limelight", et moi, sur l’air de la chanson d’Henri Salvador, « le Loup, la Biche et le Chevalier ».



Parallèlement à tout cela, nous allions 


Rue où mes Grands-Parents tenaient une loge au n° 9, car entre temps, devant le malheur qui avait frappé le frère de ma Mémé. Mon Tonton, que nous enfants,  appelions Tonton Parrain, car il était le parrain de ma Maman et surtout pour le différencier de mon Oncle Henri, car ces Tontons se prénommaient tous les deux Henri, mes Grands-Parents lui sont venu en aide.

 
l'ancienne  loge du 9


Mon Tonton avait perdu sa femme d'un cancer. Ma Tante Jeanne tenait la loge du 17 de cette même rue et mon Tonton travaillait à l'extérieur, je crois aux Phares et Balises. Quand il s'est retrouvé seul avec sa petite fille de 10 ans, ma cousine Nanou, il lui était impossible d'assumer le 17, aussi mes Grands Parents, le cœur sur la main, ont quitté travails respectifs et la rue de Charonne pour venir en aide à mon Tonton. Ma Mémé était couturière et mon Pépé électricien.


l'ancienne loge du 17

Nous y allions souvent au 9 passer les journées du Dimanche ; je me souviens des repas de Noël qui se terminaient en général par des parties de Nain Jaune ou de roulette au cours desquelles mon Pépé misait des centimes de francs pour nous faire plaisir.

C'est de là que nous nous rendions au Jardin du Luxembourg, Ma sœur, ma cousine Nanou et moi :

Balançoire, friandises achetées dans les kiosques à bonbons, tours de manège, patins à roulettes et séances de théâtre, avec Guignol et belles marquises.



La vie s'écoulait ainsi et malgré mes dix ans, elle me plaisait beaucoup. Un jour pour Noël ma sœur et moi avions eu un superbe landau chacune et nous promenions notre baigneur sur le trottoir de l'avenue Parmentier, tout comme nous accompagnions notre petit frère quand il faisait de la voiture à pédales, une 2cv grise avec pédalier à chaîne, s'il vous plaît !



Puis un jour, sans doute lassés par la vie parisienne - mon Papa travaillait sur la Nationale 7 à Juvisy en banlieue, mes parents nous annoncèrent notre déménagement pour un pavillon à Savigny sur Orge où habitait depuis de longues années déjà, mon autre Mémé, Virginie.



Adieu, donc Paris ! Et tout ce qui allait avec. Une nouvelle vie commençait tout comme celle d'après quand nous déménagerons une nouvelle fois pour la Campagne Sarthoise. Mais mon cœur appartient toujours à Paris, où je retourne de temps en temps, pour mon plus grand plaisir, pour retrouver mes racines, pour me ressourcer car la Seine coule dans mes veines, à croire que Paris, Ma Ville, est dans mes gènes.



Avant cela, j'y étais retournée travailler en tant que steno-dactylo dans une société de crédit, rue du Cirque, une année à cheval sur 1967 et 1968 ; j'y avais tapé un contrat pour Jacques Anquetil et un pour A que Johnny. J'habitais au 9 de la rue Campagne première, porte C porte 8 au rez de chaussée, chambre allouée avec la loge, puis quand mes Grands-Parents sont partis à la retraite dans le Berry, j'ai occupé la porte 7 juste au dessus de chez mes amis Odette et Maurice. Maurice que je revois des fois quand je fais mes escapades parisiennes. Quand j'ai connu Maurice, j'avais une douzaine d'années, lui vingt quatre. Bien qu'il ne faisait pas les choses comme tout le monde, mes Grands Parents l'aimait bien.
 
Photo Peter





Une pièce ; à gauche le tableau électrique, une armoire à une porte avec glace, une cheminée de marbre, si je me souviens bien assez foncée, il se pourrait même qu’elle fut noire, un petit pan de mur avec suspendue une petite armoire à pharmacie dont j’avais habillée la porte vitrée avec un tissu à carreaux à dominante rose. Puis l’évier à un seul bac bien sûr et un petit plan de travail avec un réchaud à deux becs (je ne sais plus s’il était électrique ou à gaz). Pour cacher un peu la misère sous le plan j’avais mis un rideau froncé du même tissu que celui qui occultait le petit fouillis de ma petite armoire à pharmacie. Puis un pan de mur contre lequel se tenaient une table à volets et une chaise assez imposante qui faisait coffre et petit escabeau. Et pour finir le lit avec cosy suspendu et au-dessus un lit superposé avec petit matelas mousse. Je voulais une pièce claire et propre et malgré la baie vitrée assez grande au dessus du coin cuisine mais elle donnait sur les toits des ateliers du sous sol. J’étais donc allée chez le marchand de couleurs de la rue pour acheter un grand pot de peinture blanche, un ou deux pinceaux et un rouleau. Je me rappelle bien, pour en avoir été gênée, avoir décapé le parquet à l’alcali et ensuite l’avoir réencaustiqué. C’est la propriétaire qui a du être contente quand elle a voulu relouer la chambre après mon départ.



Comme dans la chanson :



I love Paris in the spring time

I love Paris in the fall

I love Paris in the summer when it sizzles

I love Paris in the winter when it drizzles

I love Paris every moment 
Every moment of the year

I love Paris, why oh why do I love Paris

Because my love is Paris.



J'ai juste changé le mot de la fin. 
***
Texte écrit en 2016 et peaufiné ce jour.